À partir du 1er octobre 2026, une nouvelle donnée va s’afficher sur certains vêtements et fiches produits en France : le coût environnemental, aussi appelé éco-score textile. Ce dispositif, issu de la loi du 8 juillet 2026 visant à réduire l’impact environnemental de l’industrie textile, doit permettre aux acheteurs de comparer d’un coup d’œil l’empreinte écologique de deux vêtements similaires. Voici ce qui change concrètement, pour qui, et comment lire cette nouvelle étiquette.
Un indicateur unique calculé par un outil public
Le coût environnemental est calculé grâce à Ecobalyse, l’outil de référence développé par les pouvoirs publics. Il agrège, sur l’ensemble du cycle de vie du produit, plusieurs impacts : consommation d’eau, émissions de gaz à effet de serre, atteinte à la biodiversité et pollution aux microfibres plastiques. La méthodologie est pilotée par le ministère de la Transition écologique, tandis que le contrôle du respect des règles relève du ministère de l’Économie.
Une obligation à deux vitesses
Contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser, l’affichage n’est pas universellement obligatoire dès le 1er octobre 2026. Le décret crée en réalité une obligation asymétrique : une marque reste libre de ne communiquer aucun indicateur environnemental, mais si elle choisit de le faire, elle doit alors afficher en parallèle le coût environnemental officiel, calculé selon la méthode Ecobalyse — impossible donc de mettre en avant un simple logo « éco-responsable » maison sans le score officiel à côté.
Selon la FAQ publiée par le ministère de la Transition écologique, l’obligation viserait en priorité les marques dépassant à la fois 10 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel et 10 000 unités de vêtements mises sur le marché français par an. Les plus petites structures ne sont donc pas concernées dans l’immédiat.
Ce que l’étiquette va changer pour les acheteurs
- Un score chiffré unique, exprimé en points d’impact, pour comparer deux vêtements de composition différente.
- Une meilleure visibilité sur les étapes les plus polluantes : culture des fibres, teinture, confection ou transport.
- Un outil qui s’ajoute — sans le remplacer — à l’étiquette de composition et d’entretien déjà obligatoire sur chaque vêtement.
- Une phase de transition : depuis octobre 2025, seules les marques volontaires publient leur score ; à partir d’octobre 2026, des tiers pourront aussi publier des scores si les marques ne l’ont pas fait elles-mêmes.
Pour aller plus loin sur les nouvelles règles qui encadrent le secteur, notre catégorie Écologie & Environnement suit également les évolutions réglementaires du textile, tandis que la rubrique Mode Femme, Homme & Enfant revient régulièrement sur les tendances de la saison. Les enseignes qui vendent en ligne peuvent aussi consulter notre catégorie E-commerce, Shopping & Boutique pour anticiper leurs obligations d’affichage.
Questions fréquentes
Le coût environnemental est-il déjà visible en magasin ?
Pas encore de façon généralisée. Depuis octobre 2025, seules les marques volontaires peuvent l’afficher ; l’échéance du 1er octobre 2026 ouvre la possibilité à des tiers de publier ce score si la marque ne l’a pas fait, sans rendre l’affichage universellement obligatoire pour autant.
Toutes les enseignes de mode sont-elles concernées ?
Non. D’après la FAQ ministérielle, le dispositif cible d’abord les marques qui dépassent simultanément 10 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel et 10 000 unités vendues par an en France.
Ce score remplace-t-il l’étiquette de composition du vêtement ?
Non, il s’y ajoute. L’étiquette de composition (matières, entretien, origine) reste obligatoire ; le coût environnemental est une information supplémentaire, calculée via l’outil public Ecobalyse.
Sources
- Ministère de la Transition écologique — Loi du 8 juillet 2026
- Carenews — L’éco-score textile entre en vigueur
- Tests et Bons Plans — Comment bien lire l’éco-score textile
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