PNNS 5 : le nouveau plan nutrition qui change les règles de l’alimentation en France

Après plusieurs mois d’attente, le nouveau plan national de santé publique consacré à l’alimentation est désormais officiel. Lancé le 8 avril 2026 à Lyon lors du One Health Summit, le PNNS 5 (5e Programme National Nutrition Santé) fixe le cap pour la période 2026-2030, avec des objectifs chiffrés qui vont directement influencer ce que l’on trouve dans les rayons et sur les emballages.



Piloté par la Dr Mathilde Touvier, directrice de l’équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle (Eren), ce cinquième plan ne se contente pas de reconduire les recommandations habituelles sur les fruits et légumes. Il structure son action autour de trois grands axes et 20 mesures concrètes, avec une ambition assumée : réduire les inégalités sociales et territoriales face à l’alimentation, pas seulement inciter les individus à « mieux manger ».



Le Nutri-Score, toujours pas obligatoire mais plus présent


Le logo coloré reste un outil facultatif pour les industriels, mais le PNNS 5 muscle son ambition : faire passer son utilisation par les consommateurs de 33 % à 40 %, et surtout porter à 75 % du volume des produits transformés vendus l’affichage du logo sur l’emballage. Une expérimentation de trois ans va également être lancée en restauration collective, un terrain jusqu’ici peu concerné par l’étiquetage nutritionnel.



Un objectif fort sur l’obésité infantile


C’est sans doute la mesure la plus commentée : le plan vise une réduction de 30 % de la prévalence du surpoids et de l’obésité chez les enfants et adolescents d’ici 2030, avec un objectif renforcé de 20 % dans les populations les plus défavorisées. Pour y parvenir, la grande distribution est directement mise à contribution, avec un retrait progressif des confiseries en caisse et une réduction des teneurs en sucre dans les produits destinés aux enfants.



Bio, activité physique et sommeil : une approche plus globale


Autre nouveauté de ce PNNS 5 : il ne se limite plus à l’assiette. Le plan intègre pour la première fois le sommeil comme déterminant de la santé nutritionnelle, aux côtés de la lutte contre la sédentarité et de la promotion de l’activité physique. Sur le volet agricole, l’objectif est de porter la part de marché de l’alimentation biologique à 12 % d’ici 2030, un chiffre à comparer aux niveaux de consommation actuels, en repli depuis plusieurs années.



Pour les familles, ces orientations se traduiront concrètement par une évolution progressive des rayons enfants, une publicité alimentaire plus encadrée, et davantage d’informations nutritionnelles visibles au moment de l’achat. De quoi faciliter les choix du quotidien, sans attendre une réglementation contraignante qui, pour l’instant, reste absente du texte.




  • Lancement officiel : 8 avril 2026, à Lyon

  • Durée du plan : 2026-2030

  • Nutri-Score visé sur 75 % des produits transformés vendus

  • Objectif -30 % d’obésité infantile d’ici 2030

  • 12 % de part de marché pour le bio d’ici 2030



Pour aller plus loin sur les questions de santé et médecine, ou pour suivre l’actualité qui touche directement le quotidien des familles avec enfants, la rédaction continuera de suivre le déploiement de ce plan. D’autres sujets liés à la vie pratique au quotidien sont également à retrouver sur le site.



Questions fréquentes



Le Nutri-Score va-t-il devenir obligatoire avec le PNNS 5 ?


Non, son affichage reste volontaire pour les industriels. Le plan vise seulement à en généraliser l’usage, avec un objectif de 75 % du volume des produits transformés vendus d’ici 2030.



Quel est l’objectif principal du PNNS 5 pour les enfants ?


Réduire de 30 % la prévalence du surpoids et de l’obésité chez les enfants et adolescents d’ici 2030, avec un objectif renforcé de 20 % dans les populations défavorisées.



Le PNNS 5 concerne-t-il uniquement l’alimentation ?


Non. Pour la première fois, le plan intègre le sommeil comme déterminant de la santé nutritionnelle, aux côtés de l’activité physique et de la lutte contre la sédentarité.



Sources



Rayon de produits alimentaires ultra-transformes face a des legumes et fruits frais

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Léa Millet
Signature éditoriale de la rédaction de enetbase.com — nom de plume assumé de l'équipe du site, et non une personne réelle. Les articles publiés sous cette signature sont rédigés avec l'assistance d'une intelligence artificielle, sous la responsabilité éditoriale du site.
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