Après des années de convalescence post-Covid, le thermalisme français reprend des couleurs sans pour autant retrouver son niveau d’avant-crise. En 2025, 467 874 curistes ont suivi une cure conventionnée dans l’un des 103 établissements thermaux du pays, un chiffre qui reste 19,3 % en dessous de la fréquentation de 2019. Un secteur discret mais solidement ancré dans le paysage du bien-être à la française.
Un secteur qui peine encore à retrouver son niveau d’avant-Covid
Selon les derniers chiffres consolidés du secteur, la fréquentation des cures thermales conventionnées a même légèrement reculé de 1,16 % par rapport à 2024, confirmant que le rebond post-pandémie reste fragile. Avant la crise sanitaire, les stations thermales accueillaient près de 580 000 curistes chaque année. Cette activité, souvent perçue comme une expérience de bien-être profond, reste pourtant un pilier économique pour de nombreux territoires ruraux et de montagne où sont implantés la plupart des établissements.
Pour quels maux part-on en cure ?
Les prescriptions médicales à l’origine des séjours thermaux restent très concentrées sur quelques grandes orientations thérapeutiques :
- Rhumatologie : 71,4 % des prescriptions, largement en tête
- Phlébologie (troubles veineux) : 9,9 %
- Voies respiratoires : 7,4 %
- Affections digestives : 3,8 %
Cette répartition explique en partie le profil des curistes, souvent des personnes de plus de 60 ans souffrant de douleurs articulaires chroniques. Un public que l’on retrouve aussi dans les résidences seniors misant sur le bien-être et la santé pour attirer une clientèle vieillissante en quête de confort et de soins adaptés.
Le remboursement maintenu, un argument décisif
Contrairement à certaines craintes exprimées fin 2025 autour d’un possible déremboursement, le Conseil national des établissements thermaux a confirmé que les conditions de prise en charge restent identiques en 2026 : un remboursement à hauteur de 65 % par l’Assurance maladie pour une cure classique, porté à 100 % pour les patients en affection de longue durée (ALD). Une stabilité qui rassure les curistes, à l’heure où d’autres postes de dépenses de santé se tendent, comme le montrent les hausses de tarifs contestées chez plusieurs mutuelles santé.
Un poids économique loin d’être anecdotique
Au-delà de la dimension santé, le thermalisme représente près de 25 000 emplois directs et indirects et environ 4,8 milliards d’euros de retombées économiques pour les territoires concernés. De quoi expliquer l’attention portée par les élus locaux à la bonne santé de ces établissements, souvent premiers employeurs de petites communes rurales. Le regain d’intérêt pour les approches douces se retrouve d’ailleurs dans d’autres domaines de la détente à domicile, à l’image du succès grandissant des spas extérieurs installés dans les jardins particuliers.
Questions fréquentes
Combien de temps dure une cure thermale conventionnée ?
Une cure thermale conventionnée par l’Assurance maladie dure généralement 18 jours, avec des soins quotidiens adaptés à l’indication médicale prescrite.
Le remboursement des cures thermales change-t-il en 2026 ?
Non, le CNETh a confirmé le maintien des taux actuels : 65 % de prise en charge pour une cure classique et 100 % pour les patients en affection de longue durée.
Pourquoi la fréquentation reste-t-elle inférieure à 2019 ?
Le secteur n’a pas encore totalement compensé la chute d’activité liée à la crise sanitaire : la fréquentation 2025 reste 19,3 % en dessous du niveau de 2019, malgré une lente reprise.
Sources
Officiel Thermalisme — chiffres de fréquentation des cures thermales en 2025
France Info — cures thermales, une fréquentation en hausse mais loin du niveau d’avant-Covid
ADP Assurances — l’augmentation du nombre de curistes, une tendance marquante
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