Le prix du gaz grimpe pour une partie des foyers français dès le 1er novembre. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) vient de publier son prix repère mensuel : il augmente de 6,6 % TTC, passant de 182,88 € à 194,90 € par MWh. Une hausse qui ne frappe pas tous les clients de la même façon, et qui obéit à un mécanisme précis.
Ce qui change concrètement sur la facture
Au détail, la hausse touche différemment les usages. Le kWh destiné au chauffage passe de 0,1456 € à 0,1576 €, soit +8,3 %, tandis que le kWh pour la cuisson et l’eau chaude grimpe de 0,1783 € à 0,1903 € (+6,7 %). Les parts d’abonnement, elles, restent inchangées : 30,07 €/mois pour le chauffage, 12,71 €/mois pour la cuisson et l’eau chaude.
- Facture annuelle type (13 000 kWh/an) : elle passe de 2 254 € à 2 410 €, soit +156 € sur l’année.
- Sur le seul mois de novembre, le surcoût moyen avoisine 12 €.
- Sur l’ensemble de 2026, l’impact cumulé de cette révision est estimé à environ 135 € TTC.
Qui est vraiment concerné par cette hausse ?
Contrairement à une idée reçue, cette révision ne s’applique pas à tous les clients au gaz. Elle ne concerne que les foyers dont l’offre est indexée sur le prix repère publié chaque mois par la CRE. Les ménages ayant choisi une offre à prix fixe — environ 40 % des clients résidentiels — ne verront aucune variation sur leur facture de gaz, puisque leur tarif reste verrouillé pour la durée du contrat.
Ce prix repère a remplacé le tarif réglementé du gaz, supprimé le 1er juillet 2023. Il sert désormais de simple référence pour orienter les consommateurs, sans s’imposer comme un tarif public obligatoire.
Pourquoi les prix remontent-ils en novembre ?
La CRE explique cette hausse par le renchérissement des cours du gaz sur les marchés de gros observé en septembre. Seule la composante liée à l’achat de la matière première augmente : les coûts de transport, de distribution et de stockage, ainsi que les taxes, restent stables d’un mois à l’autre.
Ce mouvement s’inscrit dans un contexte où l’électricité demeure plus chère que le gaz au kWh — environ 0,2001 € TTC pour l’électricité en option Base, contre 0,1576 € pour le gaz destiné au chauffage —, même si l’écart tend à se resserrer d’un hiver à l’autre.
Comment limiter l’impact sur son budget
Face à cette hausse récurrente, plusieurs leviers restent accessibles. Réduire durablement sa consommation passe souvent par des travaux d’isolation ou de chauffage plus performant : notre guide sur les aides à la rénovation énergétique détaille les dispositifs mobilisables pour alléger ces investissements.
Pour les propriétaires qui envisagent un dossier de financement plus large, mieux vaut aussi éviter les erreurs de constitution : notre guide pour déposer un dossier MaPrimeRénov sans erreur explique les pièges les plus fréquents. Enfin, pour ceux qui veulent s’affranchir en partie des hausses du marché, investir dans des panneaux solaires reste une piste à étudier, en comparant rentabilité et aides disponibles selon son profil.
Questions fréquentes
Le tarif réglementé du gaz existe-t-il encore ?
Non. Il a été supprimé le 1er juillet 2023. La CRE publie désormais un simple prix repère mensuel, utilisé comme référence par les fournisseurs et les comparateurs, mais qui n’a plus de valeur réglementaire obligatoire.
Mon contrat de gaz à prix fixe va-t-il augmenter aussi ?
Non, tant que le contrat est en cours. Les offres à prix fixe garantissent un tarif figé pendant la durée prévue au contrat ; seules les offres indexées sur le prix repère suivent la variation mensuelle annoncée par la CRE.
Pourquoi le chauffage augmente-t-il plus que la cuisson ?
Les deux usages ne sont pas facturés sur la même grille tarifaire. La hausse de la composante achat du gaz se répercute avec un poids légèrement différent selon l’usage déclaré (chauffage ou cuisson/eau chaude), ce qui explique l’écart entre +8,3 % et +6,7 %.
Sources
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