Seconde main mode : le marché atteint 12 milliards d’euros en 2026

La seconde main mode n’est plus une niche : en 2026, le marché français de l’habillement d’occasion pèse 12 milliards d’euros, contre 5,5 milliards en 2020. Portée par la pression du pouvoir d’achat et par une prise de conscience environnementale, cette croissance rebat les cartes d’un secteur textile longtemps dominé par le neuf.



Un marché qui a plus que doublé en six ans


Selon les données de Statista reprises par plusieurs observateurs du secteur, le marché de la mode de seconde main est passé de 5,5 milliards d’euros en 2020 à 8 milliards en 2023, puis à environ 10 milliards en 2025 pour atteindre 12 milliards d’euros en 2026. Sur la période 2020-2023, la progression atteint +45 %, et le secteur affiche encore une croissance annuelle de l’ordre de 20 % pour 2026. À titre de comparaison, le commerce de vêtements neufs en ligne ne progresse que de 5 à 7 % par an : la seconde main croît donc trois à cinq fois plus vite.



Pourquoi les Français achètent (et vendent) d’occasion


Deux moteurs se conjuguent. D’abord le budget : face à l’inflation des dernières années, l’occasion permet de renouveler sa garde-robe à moindre coût. Ensuite l’écologie : l’Ademe rappelle qu’un vêtement neuf représente environ 7 kg de CO2 sur son cycle de production et de transport, contre à peine 0,5 kg pour un vêtement de seconde main revendu, essentiellement lié à son expédition. Cet écart explique en partie pourquoi les plateformes de revente entre particuliers et les friperies physiques regagnent du terrain, y compris auprès de publics qui les boudaient encore récemment.




  • Marché estimé à 12 milliards d’euros en 2026 (contre 5,5 milliards en 2020)

  • Croissance de +45 % entre 2020 et 2023, environ +20 % attendue en 2026

  • Un vêtement d’occasion émet environ 0,5 kg de CO2, contre 7 kg pour un vêtement neuf (Ademe)

  • Les couples avec enfants représentent 30 % des acheteurs de seconde main



La location de vêtements, nouvel horizon de la mode circulaire


Au-delà de l’achat-revente classique, un autre segment progresse : la location. Selon l’étude portée par la Fédération de la Mode Circulaire avec le cabinet Accenture, ce segment de la mode circulaire française – qui englobe location, réparation, réemploi et upcycling – est valorisé à plus de 6 milliards d’euros, avec une croissance annuelle proche de 12 % projetée jusqu’en 2030. À l’échelle européenne, une étude conjointe de KPMG et de la fédération évalue à 100 milliards d’euros le poids du secteur « réutiliser, réparer et recycler » à l’horizon 2030. Plusieurs enseignes grand public testent désormais des offres d’abonnement ou de location ponctuelle, notamment pour les vêtements portés occasionnellement comme les tenues de cérémonie.



Ce que cela change pour les consommateurs


Cette bascule a des conséquences concrètes : multiplication des points de collecte et de revente en boutiques en ligne, développement de rayons dédiés dans certaines enseignes de mode, et incitations réglementaires (bonus réparation, filières de collecte) qui rendent la revente plus simple qu’il y a cinq ans. Pour les ménages, l’enjeu est double : faire des économies tout en réduisant leur impact, un sujet suivi de près par les acteurs de l’écologie au niveau national.



Questions fréquentes


La seconde main mode est-elle vraiment moins chère que le neuf ?


Dans la grande majorité des cas oui, en particulier sur les vêtements de marque ou les pièces techniques, où la décote peut dépasser 50 % du prix initial, même pour des articles peu portés.


Quel est l’impact écologique réel d’un vêtement de seconde main ?


Selon l’Ademe, il se limite quasiment aux émissions liées au transport et à l’expédition, soit environ 0,5 kg de CO2, contre environ 7 kg pour la fabrication et l’acheminement d’un vêtement neuf.


La location de vêtements est-elle réservée aux grandes villes ?


Non : si l’offre reste plus dense en zone urbaine, la plupart des services fonctionnent par envoi postal, ce qui permet d’y accéder depuis n’importe quel point du territoire.



Sources



Ademe – impact environnemental du réemploi textile

Statista – marché de la seconde main en France

Fédération de la Mode Circulaire


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Elisa Lambert
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Signature éditoriale de la rédaction de enetbase.com — nom de plume assumé de l'équipe du site, et non une personne réelle. Les articles publiés sous cette signature sont rédigés avec l'assistance d'une intelligence artificielle, sous la responsabilité éditoriale du site.
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